Nos valeurs

Le réseau MJC

  • Quelques repères historiques

Si, avant la dernière guerre, les premiers fondements se trouvent dans la « Maison pour tous » de la rue Mouffetard à Paris, et  pendant le gouvernement de Vichy sous la forme des « Maisons de Jeunes », la véritable préfiguration du mouvement des MJC est faite au travers de la « République des Jeunes ».

André PHILIP, brillant économiste et juriste, résistant, commissaire  du Gouvernement Provisoire de la République s’appuie sur la volonté de l’Etat et sur certains mouvements de jeunesse de résistance et syndicaux pour créer en 1944 la « République des Jeunes ». L’idée est de susciter et organiser le développement de Maisons de Jeunes, prônant une gestion associative où les jeunes élisent leur conseil sous la tutelle du Conseil d’Administration.

Après quelques balbutiements, le 15 janvier 1948 se tient l’Assemblée Générale constitutive des « Maisons de jeunes et de la Culture ». Le mot « culture » est ajouté pour signifier que les structures MJC ne sont pas réservées aux jeunes, mais ouvertes à tous, dans une démarche culturelle et intergénérationnelle.

Le formidable essor des MJC date du 18 septembre 1959, quand  le secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, Maurice HERZOG,  s’adresse aux maires inquiets de la montée de la violence et du phénomène des « Blousons noirs »préconise l’expansion rapide des Maisons des Jeunes comme un des remèdes. La Fédération Française des MJC sera la principale  bénéficiaire des subventions allouées : le nombre de MJC passera de 118 en 1950, 262 en 1960, à près de 1200 en 1968.

Les évènements de 1968 vont cristalliser les tensions entre le nouveau secrétaire d’état Joseph COMITI, chargé de la jeunesse et des sports et la FFMJC qui souhaite marquer son indépendance de tous pouvoirs alors que le ministre cherche à démanteler la structure  fédérale, contestant par là-même le principe de cogestion de la FFMJC.

Cette crise aboutira à une scission en 1969 à l’intérieur du mouvement MJC avec la création de l’UNIREG réunissant les fédérations régionales indépendantes de la FFMJC qui ont accepté les exigences de l’Etat. Amputée d’environ un tiers de ses Maisons, la FFMJC résiste et finit dès 1974, par réintroduire dans ses instances fédérales le rôle délibératif du personnel professionnel.

Au cours des années 1970, la FFMJC, accompagnant le développement des activités de loisirs culturels et éducatifs, notamment corporels et la diffusion d’une culture alternative, reprend son essor.

En 1987, la FFMJC se retrouve en crise après la tentative de réforme de ses structures, cinq fédérations régionales se regroupent dans une structure nouvelle, l’AREGES. En 1994, l’UNIREG et l’AREGES se regroupent pour former la CMJCF.

En 2008, FFMJC et la CMJC représentent près de 1500 MJC et 630 000 adhérents.

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